La Traversée Picton – Wellington

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17 Avril 2014 – Une nuit infernale où je n’ai pas pu fermer l’œil deux minutes. Les rafales de vent secoue le camping-car et me ballote dans mon lit. Il pleut à verse et le vacarme de l’eau tombant sur la carrosserie est assourdissant. J’ai dû mettre mes boules Quiès.

La tempête est belle et bien là, pourvu que le bâteau ne soit obligé de rester à quai, c’est aujourd’hui que je rejoins l’Ile du Nord et Wellington.

Je me présente un peu avant 6h30 au débarcadère pour l’enregistrement. On me remet un bording pass. La compagnie se garde de me prévenir que le bateau venant de Wellington a du retard.

A 7h45 soit 15 minutes avant l’embarquement, point de bateau sur le quai, un personnel de la compagnie passe par tous les véhicules, stationnés les uns derrière les autres selon leur catégorie, pour prévenir qu’il y aura du retard mais ne peut dire de combien. La tempête fait rage, le camping-car n’arrête pas de bouger sous l’effet du vent.

Picton - Ferry

Difficile de tuer le temps, mais heureusement que je peux bouger à l’intérieur du camping-car. Grâce à ma clé 3G, je profite de donner des nouvelles à la famille et aux amis. Je leur envoie une belle carte météo  de la tempête en direct live (il est 23h en France).

Tempete

Le bateau n’arrivera finalement qu’à 13h30 (au lieu de 6h ce matin), il était déjà parti de l’ile du Nord en retard à cause de la tempête qui s’abattait sur Wellington.

Le temps d’embarquer, ce n’est qu’à 14h45 que je quitte l’Ile du Sud.

On ne voit bien sûr pas grand-chose, tout juste le rivage et la mer est encore calme ici grâce à la protection du Queen Charlotte Sound.

Au bout d’une heure, nous atteignons le Détroit de Cook. C’est carrément une mer démontée  qui nous accueille.

Le bateau vole ! La proue se jette dans les vagues géantes et soulevant des gerbes d’eau sur plusieurs mètres de hauteur ! On rigole sur le coup mais dans les 15 minutes qui suivent, les trois-quarts des passagers sont malades. Heureusement que je n’ai pas cherché à manger quoi que ce soit sur le bateau depuis le départ contrairement à la plupart d’entre eux.

Je vous passe  les détails à bord : j’ai cherché à dormir et pensé à autre chose malgré le fait d’entendre les voisins vomir dans des sacs en papier.  Burppppp !

Cela m’a plutôt bien réussi, je n’ai pas été malade mais cela dit, je n’étais pas loin à la fin du voyage de l’être aussi.

La traversée en temps normal dure 3h30, le bateau mettra 5 heures pour atteindre Wellington. Il est 19h30 lorsque l’on arrive. Il fait nuit noire et la tempête a disparu ici. J’écarquille mes yeux sur l’un des pontons d’où je peux voir Wellington by Night. Magnifique !

Wellington

Je mettrai 5 minutes pour rejoindre le Motor Home Waterfront situé à 200 mètres du débarcadère.

Certes c’est très bien situé en plein centre-ville pour 50$ la nuit et par camping-car (et non par personne exceptionnellement) mais il faut quand même sortir les boules Quiès si on ne veut pas être réveillé à 2 heures du matin par le bateau en partance pour Picton ou qui en revient.

Puis vous avez aussi le Quay Waterloo, grand boulevard extrêmement fréquenté au moins jusqu’à 22h30 par les habitants fêtards.

Demain, cela devrait être plus calme je pense, car ce sera Good Friday (Vendredi Saint) et c’est Férié en Nouvelle-Zélande.

Bonne nuit, je suis complètement exténuée.

Désolée si il n’y a pas beaucoup de photos de cette folle journée sous la tempête mais il y a quand même une petite vidéo de 5 minutes ci-dessous.

Ah une chose, avant de regarder, sortez un sac en papier si vous êtes sujet au mal de mer je ne voudrais pas que vous salissiez votre clavier 🙂

A suivre : Un week-end  à Wellington

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